Dès l'abord, je remercie l'auteur d'avoir osé aborder ce thème, sous un angle d'humour noir certes, mais qui en dit souvent plus long que certaines thèses trop abstraites. Car qui connaît de l'intérieur le monde trop souvent mystérieux des pompes funèbres? Personne ou si peu, à moins d'en faire partie. A contrario, tout le monde sera d'accord sur deux points : c'est beaucoup trop cher et ce secteur profite abusivement de la vulnérabilité ponctuelle de l'entourage! D'ailleurs, est-ce que pompe signifierait siphonner? Va savoir! A travers ce court et cinglant opus, pétaradant par le truchement de Ziz et de Nadège qui ont été à bon école avec le triste sire Santoni, l'auteur nous fait prendre conscience qu'il y a matière à creuser ( si je peux me permettre!) dans ce domaine. Pétri de causticité et de trouvailles, ce roman noir ramassé de 70 pages se déguste "al dente" sur un rythme échevelé et ne s'autorise aucun interdit, jusqu'au cannibalisme, si peu en phase avec notre tradition culturelle, a fortiori quand l'objectif est uniquement cupide! Un moment de lecture jouissif avec un format si ramassé que c'est comme si j'en étais resté au hors-d'oeuvre!  Un immense merci aux éditions IN8 et à Josée Guellil, attachée de presse.

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