Je partais franchement avec un a priori négatif concernant cet auteur, m'attendant à une sorte de G. Musso ou M.Lévy mais en fait pas du tout. C'est une saga des temps modernes, sous le soleil des Amériques, plongeant ses racines jusqu'à la création de ce continent car le Mayflower n'est pas loin. Cet opus, c'est la déchirure comme éternelle des Montaigu et des Capulet mais à la sauce du pays des westerns et des cowboys. Le point très fort de ce livre, c'est sa construction dont le lecteur ne voit pas très bien au départ quel est le rapport entre le clan des Bateman et celui des Muir, et que vient donc faire dans cette galère le pauvre Michael Monroe, enfin pauvre, vous verrez par la suite. Les personnages sont également en tous points remarquables, fort bien dessinés, Mathilde en virago inarrêtable, à la mâchoire prognathe de l'ambitieuse à tous crins, n'ayant peur de rien et surtout pas d'elle-même ou de son père John Bateman, Liam l'Irlandais flingueur sans état d'âme (rique!), Conrad l'armateur impudent et mégalomane, et le retour de Michael en amoureux désespéré et entrepreneur efficient. C'est la fin d'une trilogie, fort attractive, mais qui peut se lire de façon sans aucun problème. Comme quoi les préjugés se révélent trop souvent trompeurs et demandent à se frotter à la réalité d'une véritable lecture.   

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