Attention, titre trompeur mais polar enthousiasmant car rien à voir avec le poisson d'envergure que nous connaissons ! C'est en effet un sobriquet, celui d'un personnage fabuleux, celui d'une femme agente privée de protection, ayant pour mission de servir de "body guard" à certaines personnalités importantes mais trop souvent sulfureuses. Ce sera le cas avec une mission hors cadre qu'elle va avoir le grand tort d'accepter, cèdant pour la première fois à l'appât du gain, étant vrai qu'il est difficile de résister à cent mille euros! Elle est chargée de convoyer l'épouse et les deux enfants d'un marchand d'armes en Italie, voyage dont elle va réchapper miraculeusement, et c'est un euphémisme, mais les trois autres passagers vont être tués. Dès lors, après une très longue convalescence, elle se réfugie dans un petit village du Morvan, anonyme, entre Gilbert l'hôtelier désespéré, et Pôl, le curé en proie aux doutes de sa conscience, au milieu d'un grand RIEN. Elle va se reconstruire très lentement, sans jamais oublier ce terrible attentat. Quel merveilleux portrait, sculpté, ciselé finement au burin d'un artiste , car Béa. ce n'est vraiment pas madame tout le monde, un quidam grisâtre. Vous, qui passez, lecteur, le fantôme de Béa vous hantera longtemps lors de vos nuits blanches.  Très vifs remerciements à Jigal Polar, à Jimmy Gallier et son équipe.

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