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Si je réussis cette chronique, ce serait la plus fabuleuse des gageures, car dans ce petit livre par la taille, 190 pages, c'est un bonheur insondable qui vous attend, nous sommes en l'occurrence au-delà de la pépite. En utilisant la méthode de chapitres courts et de titres fichtrement allusifs, l'auteur, virevoltant tel un ludion, va vous dépecer la désolation de notre société actuelle avec une hargne jouissive, une causticité corrosive qui vous fait à la fois rire mais souvent d'une couleur marronnasse, et remplir d'une perplexité fort inquiétante. Car sous l'humour perce la gravité, une gravité sans concession. Nonobstant le regard acéré de l'observateur impitoyable, l'auteur nous donne à voir, avec le recul nécessaire et impératif, les travers s'apparentant fréquemment à des béances, de nos congénères humains. Extrait empruntée à l'écrivain anglais Aldous Huxley: " Une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s'évader. Un système d'esclavage où, grâce à la consommation et au divertissement, les esclaves auraient l'amour de leur servitude." Et, plongeant en pleine actualité, n'oublions jamais que le mot travail recèle pour origine "tripalium" signifiant torture, Alors, quand "ON" nous ingurgite comme dans une technique de gavage le mot retraite pour nous faire accroire que le mot travail est la seule acception acceptable, permettez-moi, avec le concours des lunettes réfléchissantes de Guillaume Meurice, d'émettre le plus grand des doutes philosophiques.  Très vifs remerciements aux éditions Les Pérégrines et à Lucas Berriat, attaché de presse. 

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