Ce polar est à la fois une magnifique découverte, celle d'un auteur, et un véritable pensum sur la lâcheté quotidienne, notre lâcheté contemporaine à tous, "ne rien dire, ne rien entendre, ne rien voir! Le harcèlement scolaire, non pas vue du côté des élèves entre eux ou des réseaux sociaux, mais du côté de la hiérarchie, confortée dans son odieuse façon de faire par une bureaucratie diluée en irresponsabilité à tous les échelons, choisissant expressement de ne pas mettre le doigt sur la plaie pour ne pas faire de vagues! Résultats : deux morts violentes, l'une par pendaison, l'autre à l'arme blanche! Superbement écrit à travers une intrigue virevoltante, passant allègrement de rebonds en rechutes, les personnages sont comme sculptés dans de la terre glaise, finement ouvragés, tel le commissaire Ney qui, avec son équipe soudée, parviendra, opiniâtre, à démêler un écheveau plus inextricable qu'un noeud gordien! Un grand merci à Diego Arrabal , l'auteur, et à Arcane 17 pour leur remarquable travail éditorial ! Je dédie cette chronique à Jean-Michel Lecocq, inspecteur académique à la retraite, et à Pierre Saha, toujours en activité, mais tous deux auteurs de polars.

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