Une foultitude de personnages, tous plus puissants les uns que les autres, alimente cet opus au rythme d'une intrigue qui ne vous lâche pas de la première à la dernière page, sans occulter le double "twist" qui éclabousse la toute fin, ce serait vous mâcher la besogne! Les années folles, voilà qui nous paraît si loin maintenant, cette période de l'entre-deux guerres où tout semblait permis, surtout l'impossible, et dans ce pandémonium évoluent une galerie de personnages tous plus déjantés les uns que les autres. Les survole de sa haute stature Alexandre Santaroga, psychanalyste de renom qui va prendre sous son aile protectrice la jeune russe Varya, à la fois impavide et fragile. Gravitent autour de ce duo improbable les Tamara, Elsa, Tillie, Victor, Henri pour d'aucuns membres d'un mystérieux cercle aux objectifs nébuleux. Baignant dans un marigot de "Russes Blancs" aussi irréalistes que dangereux face à la montée irrésistible des divers totalitarismes, bruns ou rouges, Santaroga va devoir se transformer en Hercule Poirot pour tenter de résoudre le faux suicide de son ami Alexandre, un ancien patient. Ce roman noir nous fait remémorer une époque bien étonnante sur bien des plans, gigantesque défouloir après des années de misère. Le point fort de l'opus reste les divers personnages, impeccablement campés, et cette petite russe qui semble traverser les filets tendus par l'Histoire avec une surprenante facilité. Je remercie la Série Noire Gallimard et Christelle Mata, attachée de presse. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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