Dans les débuts de mon blog, j'avais réalisé une chronique négative du précédent opus de cet auteure. Eh bien, soyons sincère, elle est manifestement comme le bon vin, elle s'est beaucoup améliorée avec le temps! Car son dernier polar est ma foi fort bien ficelé et procure une lecture très agréable, sans aucun temps mort. Sertie dans le cadre majestueux de l'immense Baie de Somme, par ailleurs magnifiquement décrite, aux lisières de deux régions "technocratiquement" scindées, l'opus est servi par des personnages méticuleusement dessinés , tels Blake, ce marin anglais que rien se semble atteindre, Antoine, l'ex/convoyeur de fonds qui traîne manifestement un lourd passé derrière lui, Lucie, fille de Maud, peintre récemment décédée qui fut reconnue en son temps, et ces duettistes flics improbables du nom de Favre et Lejeune. Mais en plein mois d'Août, la découverte en bord de falaise du cadavre sanguinolent de Blake fait tâche. Et la réticence des témoins et des autochtones ne facilite pas la fluidité de l'enquête dans ce microcosme. Et ce d'autant plus que l'émergence d'un chantier d'éoliennes en haute mer entravant potentiellement l'activité vitale de la pêche exclut toute sérénité ambiante. Extraits : " Les réseaux sociaux pullulaient sur Internet, alors que les relations sociales se tendaient de plus en plus, une dualité assumée par certains."  "L'humanité ne pouvait pas porter sur ses épaules en permanence cette culpabilité d'être le plus grand prédateur de la planète."  "Une bonne conscience , c'est rien d'autre qu'une mauvaise mémoire". Oui, un excellent polar dans un environnement agreste.  Très vifs remerciements aux éditions Aubane, à Kevin Chalot.  

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