A Sabran-sur-la-Lys, village reposant du Nord, tout le monde connaît tout le monde car peu nombreux sont les,  personnes qui ont choisi la voie de l'expatriation vers le milieu urbain. Sauf que depuis quelque temps, plus rien ne semble aller dans le train-train quotidien. Le village s'enorgueillit de posséder dans son patrimoine, du haut de son promontoire, un splendide château néo-gothique que, malheureusement, le dernier baron l'occupant, ne pouvant plus subvenir à son entretien, la mort dans l'âme, a du le vendre à un certain Clément de Clercq, manifestement un drôle d'olibrius qui, dès lors, est pris d'une frénésie acheteuse et fait enlever toutes les portes et fenêtres de ses nouvelles acquisitions, faisant de Sabran un village désolé et désolant, foyer d'insécurité et de peur! Et le pire, c'est que cet ostrogoth reste invisible, en dépit du forçing de Léa! Ce mystère insondable et oppressant se situe à coup sûr niché lors de la période de l'occupation allemande, mais plus clairement??? Servi par une superbe écriture, un style limpide, une galerie de personnagesmagnifiquement campés, comme les Vernay ( pas nets ceux-là!), Ludmilla et tutti quanti, une population qui se serre les coudes et appuie de toutes ses forces sur le couvercle de la marmite pour ne rien dévoiler, surtout pas, sinon la boîte de Pandore va forcément éclabousser tous les autochtones , sans exception ! J'ai adoré cette lecture, ce qui n'est nullement surprenant quand on connaît l'auteure.  NSP.

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