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Certainement la chronique la plus difficile à réaliser si l'on ne veut pas passer à côté de l'essentiel tellement cet opus est riche, dense, impressionnant. Dystopique, il l'est mais pas tant que ça au final. Pour le pays , un choix vital , cornélien, entre la Partition et la Requonstitada, entre l'acceptation d'une moitié du territoire sous la coupe d'un califat islamique, et la tentative de reconquête et d'une victoire sur l'infâme. Nicolas, un ado du Vercors, va sauver Marie de la mort sous les coups d'Abou Amza et dès lors, pour lui, une véritable croisade va s'engager jusqu'à une victoire qui ne pourra être que finale ou une mort certaine. Il ne va reculer devant aucune étape, aucun obstacle mais il faut que je vous précise un élément précieux, Nico est autiste asperger, d'une intelligence supérieure, et rien ne pourra l'arrêter dans sa quête de vengeance. Il ira jusqu'à Raqqa, berceau de l'Etat islamique où il se fera remarquer pour ses qualités de courage et de stratégie, ses chefs lui faisant changer d'état civil et un cheikh lui offrant pour services rendus un cimeterre sacré baptisé "marchand d'huile". A son retour en France, il va continuer son combat jusqu'au but ultime, éliminer l'Emir sous son troisième sobriquet de Ridafrans, l'homme providentiel, le deus ex machina de notre pays en perdition. Passionnant de bout en bout, addictif au possible, fort bien informé, voilà un opus qui nous avertit des dérives possibles de terroirs faisant sécession et des conséquences pouvant en découler. Deux passages survolent encore davantage l'ouvrage, j'y suis resté en apnée, celui des enfants kamikazes lors de l'attaque de la cimenterie Lafarge à Raqqa et celui de l'attaque des centrales nucléaires en France, Dampierre et Tricastin, impressionnants .Extraits :" Celui qui ne paye pas est un voleur, tu lui coupes la main, celui qui essaye de te voler la collecte est un apostat, tu lui coupes la tête, question redressement fiscal, c'était simple et efficace, Bercy n'avait qu'à s'en inspirer."  "C'est comme en 38, pendant que Hitler mettait du gas-oil dans les Panzers et achetait des cartes de Pologne, les gouvernements français et britanniques chantaient Ah ça ira, ça ira, je sais pas si ce sont des connards ou des collabos."  "Il n'y a pas de pouvoir sans peur".  De telles lectures, j'en redemande.  Très vifs remerciements aux éditions Lajouanie, Jean-Charles et Caroline.

Commentaires (1)

Stephane Oks
  • 1. Stephane Oks | 27/02/2022
Merci Michel pour cette critique flatteuse. "Thriller" c est frissonner non? J espère le contrat rempli! A +

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