Une écriture vertigineuse, un talent exceptionnel, ça vibrionne à chaque page, telles se présentent les caractéristiques prédominantes de ce polar irrésistible qui mêle allègrement avec bonheur et réussite la drôlerie et un sens aigu de l'actualité! Et quels personnages, somptueux d'humour grinçant et d'autodérision douce-amère, qui cumulent une clairvoyance acérée et une vision de la réalité d'une profonde lucidité. Le commissaire Noé Jaurèle est franchement d'une exceptionnelle rareté, adorateur de Simenon et fin lettré,   louvoyant constamment entre culture brillante et sens du contact génial, alors, quand une riche et solitaire héritière, Louise Morainville, est retrouvée assassinée dans le hall de son immeuble, il repart sur le chemin de la guerre, vaillant bien qu'amoindri par la maladie. Et ce n'est plus du même tonneau quand son indic biaimé , Tibère, meurt à domicile d'un coup de couteau dans le cou et ça l'est encore moins quand une jeune infographiste trépasse à son tour sous les fourches caudines de cet impitoyable sicaire. Mais Laurèle ressent des soupçons grandissants, lui le grand flic au parcours superbe : c'est lui la cible centrale indéniablement! Attention, ça déménage, extraits :" Ma librairie s'assortit de toutes les nouveautés dans le domaine de ce genre littéraire, jadis si décrié car trop stéréotypé et identifiable par son "déjà-lu". Il a été de tant d'attaques qu'au fil des décennies , les flèches de ses adversaires se sont émoussées. La mode n'est plus aux enquêteurs cafardeux et avaleurs de tord-boyaux, mais aux personnes âgées qui, pour se désennuyer de leur vieillesse, empiètent sur les plates-bandes de la police." "Ce n'est pas sa faute, il est né avant terme, et sa croissance s'est victorieusement terminée dans un alambic-incubateur."  Très vifs remerciements aux éditions Lucien Souny, à Véronique Thabuis, vous avez le bonjour du commissaire posthume Jaurèle.

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