C'est un plat complet dont je vous propose la lecture, et rassurez-vous , elle est sublimement roborative et ne risque nullement de vous indisposer, et dans le cas contraire, je vous autorise à me gifler virtuellement !  Concernant la forme, c'est une écriture somptueuse qui vous attend, un régal des papilles syntaxiques, une jouissance rétinienne, aucune faute de goût, rien ! Se rapportant au fond, n'hésitons pas à être laudateur, c'est une merveille. Cet opus, qui va bien au-delà du polar, se fonde sur une actualité brûlante car 2022, c'est aujourd'hui, tout en réalisant une navette audacieuse ayant pour objectif de nous présenter cette galerie de personnages qui va traverser l'ensemble de ces pages, d'une rare densité! Le Moyen-Orient, le Qatar, un tueur à gages s'assimilant à une savonnette, le commerce des armes, une élection présidentielle houleuse, suivez mon regard à peine acéré, de la cupidité, du stupre, de la vengeance, du sable, liste non exhaustive, cette paella gargantuesque accompagnée de nectars à la fragrance subtile en font un mets livresque d'une très haute qualité gastronomique! Mansour, c'est le tueur, mais est-ce bien lui, allez donc savoir dans ce jeu de bonneteau? Le marathon équestre en 1993, c'est durant l'émergence de l'émirat qatari, trente ans avant une élection française qui sent le soufre, et où de nombreux personnages se retrouvent comme un cluedo géant, avec chacun(e) des armes différentes mais aussi potentiellement mortelles les unes que les autres. C'est quoi ce jeu de dupes ? Seul le marmoréen ex/commissaire Langsamer, dont la maîtrise n'a d'égale que le flegme, paraît en mesure d'éclairer cet écheveau, et de chevaux, il n'en manque guère dans cette saga meurtrière qui relève aussi parfois du roman d'aventure! Et ce vocabulaire qui parsème les pages d'un salmigondis pouvant s'avérer épicé, quel plaisir, le journaliste se dissimule difficilement derrière l'écrivain. Chapeau bas. Très vifs remerciements aux éditions Lajouanie, à Caroline et Jean-Charles.    "Soyez économe de votre mépris , il y a tellement de nécessiteux".

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