Un polar d'excellente facture dont le point fort est indubitablement la grande originalité de l'intrigue et sa construction fort soignée. Des personnes âgées, résidant seules, sont assassinées dans la capitale, a priori sans aucun lien entre elles. Elles ne se connaissaient, n'avaient aucune passion commune et n'habitaient pas pas le même quartier; pas de témoin, pas de trace, voilà une enquête qui s'annonce terriblement complexe pour le commandant Abel Hamelin et son équipe, d'autant plus que de sérieuses fissures émergent au sein même du 36, notamment avec son sempiternel rival Jean-Michel Becq. Manifestement, Hamelin est visé personnellement par le tueur mais pourquoi? Serait-ce à chercher dans son passé familial, privé? Mais que viennent faire les règles de ce vieux jeu du Monopoly dans cet écheveau car, de toute évidence, les adresses des meurtres correspondent? Un policier comme je les aime, avec tous les ingrédients qui en font une excellente tambouille, faisant monter la température à bon escient et que je n'ai pu lâcher jusqu'à l'issue, après moult rebondissements, des scènes emblématiques et très visuelles, telles celle de la moto, les experts comprendront. Je peux vous certifier que c'est insomnie garantie et que ça dépote à une viresse effarante sans compter qu'on approfondit ses connaissances sur Paris, Monopoly oblige! Vifs remerciements aux éditions du Caiman et à Jean-Louis Nogaro. 

Ajouter un commentaire