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C'est en ce qui me concerne une formidable découverte, dans l'ordre transalpin, c'est indéniablement du ressort du désormais fameux Valerio Varesi. dans le domaine du polar, les italiens sont incontestablement les champions du monde du roman d'atmosphère, chez Varesi, c'est le poisseux, chez Robecchi , c'est le venteux. Un moine , les pieds glacés, tente d'arrêter un assassin qui vient, sous ses yeux, de flinguer un concessionneire automobile mais allez défourailler avec une robe de bure, et si maladroit, il se fait même voler son arme car ce moine est de fait un flic en mission. Avouez que ça démarre très fort, non? Dans un Milan en proie à un épisode climatique très bizarre en Lombardie, un froid terrible et des rafales de vent déstabilisantes, une fabuleuse galerie de portraits émerge devant les yeux esbaubis du lecteur, le brigadier Ghezzi, l'inénarrable Carlo Monterrossi, le mystérieux et fort efficace Oscar Falcone, le seul policier compétent, Carrella, l'impavide Italo/Ethiopien Meseret, et ses femmes fantastiques matrones culinaires dans une société restée terriblement patriarcale. Et en plus, vous allez vous émoustiller les papilles, cet opus est une merveille italianisante. Et cette description époustouflante d'un univers audiovisuel, devrais-je dire idiovisuel, à vomir, que l'auteur, très en forme, appelle "Usine à Merde", et dans laquelle évolue un peu, beaucoup, à contrecoeur ce nouveau Falstaff de Monterrossi.  Extraits : " L'émission des coeurs brisés, pacorille émotionnelle et pornographie des sentiments, guignolesque opprobre télévisuel pour millions de téléspectateurs, une mirobolante et assez obscènecaricature de l'amour."  " Les gratte-ciel des émirs du Mécouillistan, qui ne sont pas du tout de vrais émirs aux robinets d'or, ce sont des fonds souverains, des dollars sur pattes." Et dans le même temps, nous avons trois morts violentes servant de point d'orgue mais que représentent-ils face à un tel ouvrage, une pipistrelle apeurée perdue dans sa cage, autant dire pas grand chose car c'est l'atmosphère qui écrase tout de son pesant couvercle ! ATMOSPHERE, ATMOSPHERE...........Très vifs remerciements aux éditions de l'Aube et à Isabelle Lacroze, merveilleuse directrice de la communication.

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