Il m'apparaît plus que nécessaire en premier lieu de remercier ce brillant auteur d'avoir choisi ce thème qui n'a que vingt ans d'âge et qui a d'ores et déjà complètement disparu des écrans radars, d'autant plus occulté qu'il a été par l'effondrement deux mois plus tard des tristement célèbres tours jumelles de New York ! C'est pourtant un élément essentiel de ce qui relève encore de notre actualité récente car vingt ans, qu'est-ce que c'est à l'aune de l'histoire humaine? Gênes, port italien sur l'Adriatique, a l'honneur et bientôt le déshonneur de recevoir une de ces grands messes aussi inutiles que clinquantes, un G8, réunion des plus grandes puissances mondiales sauf que..........lors de ces précédentes manifestations, une fois l'an, de sérieux troubles sont apparus et qu'en 2001, les tensions sont à leur comble et que l'Italie vient de voir arriver au pouvoir un certain Silvio Berlusconi, un clown sinistre peu porté sur la démocratie. Tous les anarchistes, trotskistes, communistes et même les pâlots sociaux/démocrates vont se précipiter vers cette ville moyenne devenue pour deux jours le centre du monde et ça va être un carnage !! Ce que je retiens de cette lecture impressionnante et extraordinairement bien documentée, c'est d'abord la violence ordinaire qui, sans filet, peut se décupler "no limit", d'un côté avec cette rage destructrice qui peut rendre "les derniers de corvée" littéralement fous quand ils sont devenus invisibles , méprisés de façon abyssale, et de l'autre, encore bien plus insupportable et impardonnable, cette police qu'un pouvoir totalement incompétent et tenu par d'ignobles individus, a laissé commettre sans aucune barrière des actes innommables, si indignes qu'ils sont conformes au plus infect des fascismes, des nazismes! Certains passages m'ont vraiment fait penser à du Hannah Arendt et à cette terrible banalité du mal !  Très vifs remerciements aux éditions Agullo, à Eléa Pimougue et à Anais Hervé, attachées de presse.

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