Un roman noir en guise de solennel et sinistre avertissement, ce n'est pour moi qu'à peine de l'anticipation, plutôt de l'apocalyptique, voire du post/apocalyptique mais quel réalisme et quelle addiction ressentie envers les deux personnages principaux , Théo et Drazic. C'est l'histoire d'un ado qui, un jour, allez savoir pourquoi, décide de "trafiquer" son appareil photo et à son grand dam, il constate que l'équipement en question prévoit désormais l'avenir de trois semaines .Il indique que des évènements épouvantables vont survenir dans ce délai. Dès lors, une spirale infernale va l'entraîner, lui et sa famille,ainsi que son jeune frère Bastien, dans une cascade de catastrophes, sans compter l'ensemble de l'humanité supportant à peine des canicules destructrices . Toutes les barrières sociales sautent, se fissurent, la population se débande et devient folle, sans sources d'énergie et sans alimentation. Elle régresse à un niveau bestial. Théo, croyant sa famille décimée, est sauvé par ce qui lui semble être un anachorète , Drazic, mais qui n'est de fait qu'un homme qui avait devancé ces horreurs et qui survit dans une cabane à l'abri du monde. Extraits :" La nature n'appartient plus qu'à ceux qui se la sont partagée et se la revendent."  "Les incendies qui avaient ravagé ce qu'il restait encore des forêts les plus vastes, tuant plusieurs centaines de millions d'animaux, s'étaient révélés être une véritable hécatombe, la conséquence de la perte forestière sur l'équilibre du climat avait été bien trop sous-estimée."  Voilà, si après ça, vous n'étiez pas prévenus.  Vifs remerciements aux éditions Taurnada et à Joel Maissa.

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