Quel plaisir de parler d'un polar écrit par un auteur auto-édité lorsque le livre est excellent. L'intrigue en est remarquable , fort bien construite, les personnages tiennent vraiment la route, le rythme est parfait , soutenu par des chapitres courts qui accélèrent le mouvement. Le style est plus qu'honorable ( je suis devenu très exigeant au fil du temps, sur des points de détail, comme l'emploi récurrent de "jeune homme" dont je n'ai pas bien saisi l'intérêt, les personnes concernées étant adultes, ah, je vous l'avais dit, je suis chiant !). Le cadre : la ville de Lens et son légendaire stade Bollaert un soir de match, qui me rappellent de très anciens et excellents souvenirs , un financier véreux , Christian Toury, Ludovic et son inextinguible addiction aux jeux lui générant des dettes colossales, Laurent au mauvais moment au mauvais endroit, Anthony , garde du corps dont la dualité schizophrènique lui pourrit la vie, Michel Delattre, capitaine de police si accro à son métier qu'il risque son couple chaque jour, et les femmes, Emilie l'épouse de Ludo, essorée par cette tare de son mari, Hélène l'épouse de Laurent qui s'en détache car elle ne comprend plus son indifférence croissante, oui, c'est vraiment un très beau moment de lecture et puis, je vais vous dire, sur 269 pages, je n'ai relevé en tout et pour tout qu'une seule faute et pas une seule coquille , alors, félicitations à l'auteur pour ce remarquable travail et un grand merci à lui. Et vivent les Sang et Or !  

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