Ce que l'on appelle communément et probablement faussement Progrès a-t-il encore un sens présentement? En posant cette question, chaque jour davantage nécessaire, vous songez bien que la réponse est négative ! Pourquoi toujours plus, toujours plus vite, posé comme un impératif catégorique que Kant n'aurait pas renié? Pourquoi, collectivement, ne pas se décider à faire une pause et réfléchir, dire pouce, mais à quoi ça sert , tout ça? Pourquoi la 5G , pourquoi toujours davantage de pesticides, de néocortinoides, pourquoi faire et produire des choses sans se poser la question préalable qui devrait être incontournable : est-ce bien nécessaire et cela sera-t-il bénéfique en terme de bonheur, de félicité, de joie de vivre, d'accomplissement ? La pandémie que la planète traverse et subit depuis bientôt deux anx ne se présentait-elle pas comme une magnifique opportunité pour en débattre? Mais non, songez donc , s'il fallait en plus que les peuples soient amenés à s'interroger, rendez-vous compte ! Alors, nous poursuivons de plus en plus vite sur cette pente que chacun s'accorde à qualifier de suicidaire, serions-nous donc irrécupérables? Oui, je le crains! Extraits : "ce sont les liens, la confiance, c'est la peur des autres et de soi-même, c'est la honte qui s'installe, c'est l'inquiètude des lendemains, c'est le voisin regardé de travers, c'est le collègue qui se renferme, n'est-ce pas cette humanité, d'abord, qu'on sent blessée?"  "C'est la chose qui m'effraie le plus chez lui : il veut des hommes et des femmes qui "fonctionnent", sans perdre de temps, qui est de l'argent. Alors que l'Humanité, c'est quoi? C'est de la tendresse, de la colère, de l'espoir, de la perte de temps et du dysfonctionnement, c'est la beauté du grain de sable. Alors que la Démocratie, c'est quoi? C'est du bordel aussi, des colères, des espoirs, de la perte de de temps et du dysfonctionnement."  "Le coronavirus, c'est une bascule du pouvoir, le président ouvre les commerces, les ferme, les rouvre à son gré, il trie entre les "activités essentielles" et les autres, impose un mètre de distance et pas plus de six à table, prive les étudiants d'amphi, leur accorde finalement un jour par semaine selon son bon vouloir, opte pour le couvre-feu à 20H, le ravance à 18H, du jamais-vu dans notre histoire, même durant l'Occupation, même durant la guerre d'Algérie, tout cela et bien plus encore, le chef de l'Etat le tranche seul, sans même passer par le Parlement." Ce livre est si important qu'il était nécessaire que je m'écarte temporairement de ma ligne éditoriale habituelle ! Maintenant, lisez-le ou pas, profitez-en, vous avez encore quelques onces de liberté !

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