Quelle meilleure opportunité que de lire et chroniquer un tel polar dans notre contexte actuel. Vous le lisez et vous avez votre passe sanitaire! Non, trêve de plaisanterie cynique, c'est un remarquable opus que voilà, enjoué, enlevé et........urticant. Le major Géraud Dambérailh a été déplace temporairement en Dordogne pour remplacer un collègue hospitalisé. Certes, c'est un coin réputé calme quoique, un accident mortel fort bizarre survient sur le lieu d'une miellerie dont l'un des associés, Hugo, décède suite à une attaque d'abeilles. Mais l'une des ruches n'aurait-elle pas été sabotée? Probable quand deux pieds sont retrouvés sciés et remplacés par deux tout neufs. Alors, Géraud, accompagné de Louvain et de son inénarrable tante Daphné, une fouineuse hors/pair, va devoir s'engouffrer dans les méandres nauséeux de secrets de famille et d'une association pas très ragoûtante entre le mort et Pascal, être fâlot et influençable, sans vous évoquer Appolonia la veuve, Sarah la belle-soeur, Isabelle, l'épouse de l'associée et quelques autres dans l'ombre, tels les frères bénédictins de l'abbaye voisine et de Baptiste, fils du major devenu moine. Un chouette synopsis superbement construit, des personnages magnifiquement campés, un rythme n'autorisant aucune pause, un style d'une rare limpidité, en fait de quoi se faire vacciner avec plaisir et sans aucune angoisse. Choisissez ce vaccin, c'est celui-là qu'il vous faut, foi de lecteur invétéré.

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