Une excellente surprise, confirmant ainsi s'il en était encore besoin, qu'il ne faut nullement se fier à la couverture! Un roman rural noir mais empreint d'une profonde empathie, tel se présente cet opus qui démontre à sa façon, détendue, combien le français lambda est de nature "xénophobique". C'est le scénario d'un couple britannique qui attrape un vrai coup de foudre pour une ancienne auberge décatie dans les confins de l'Ariège, département comme chacun sait ô combien enclavé. Mais Paul et Lorna ne savent pas dans quelles fondrières ils risquent de s'enliser, sous peine de ne pouvoir s'en relever! Se heurtant aux méandres de la "politicaillerie" locale sous forme de jalousies, d'intrigues malséantes et d'égotisme nauséeux, le couple va faire montre d'un flegme fabuleux face à une adversité aux motivations obscures pour eux, et à une bureaucratie tatillonne qui est notre marque de fabrique. Mais la solidarité n'est pas un vain mot dans ces Pyrénées ,et progressivement, en dépit de l'hostilité perverse du maire Serge, Stéphanie, Véronique, Annie, Josette, et les hommes, plus lents au démarrage, Christian, René et d'autres, vont venir soutenir dans leur défi ces "horribles" Anglais intrusifs, et tout ça, grâce à quoi : une tempête phénoménale au jour de l'An qui va servir de déclencheur. Quel beau moment de lecture, vifs remerciements aux éditions Robert Laffont et à Sandrine Perrier/Replein, attachée de presse.  

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