Ce coréen dans lequel je me suis lancé n'est pas plus difficile à lire que le français de base, à l'exception notable des patronymes mais au final, ceci ne revêt que peu d'importance, la frontière entre le Mal et le Bien se révélant si poreuse! Gangnam, c'est le quartier d'affaires de Séoul, celui où règnent d'une main de fer les 1% les plus riches du pays, dans une totale impunité et ce, dans tous les domaines, économique, politique, culturel et la plus profonde des dépravations! La police étant complètement corrompue et aux ordres, cette situation délétère n'est pas près de s'éteindre, sauf que......Un jeune proxénète semble avoir procéder à un grand nettoyage quelques jours avant l'inauguration d'un palace : cinq gros manitous et cinq call girls sont passés de vie à trépas dans un geyser de violence inoui, en pleine orgie. Le "planificateur", ainsi appelle-t-on une sorte de redresseur de torts en Corée, va décider de mettre fin à cette grave entorse à la ploutocratie nauséabonde qui régente sans coup férir la ville. C'est un terrible roman noir qui atteint des sommets à la fois dans la luxure, la corruption, la nausée et l'impunité. Il nous rappelle ainsi que le capitalisme globalisé ne connaît ni limite, ni jugement. C'est le monde de l'amoralité, de l'absence de sentiment, sauf pour l'argent, maître-étalon de toutes choses, quelle horreur.  Un très grand merci aux éditions Picquier pour cet opus très édifiant !

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