Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise? Que c'est excellent? C'est fait. Que la thématique est judicieusement choisie? C'est fait. Que l'éclairage projeté sur l'efficacité de la police scientifique est intelligent? C'est fait. Que la façon d'aborder le sujet essentiel de la violence faite aux femmes est singulièrement originale? C'est fait. Que la manière d'utiliser le personnage principal, la balisticienne Alice Yekavian est subtile? C'est fait. Alors, quand des meurtres a priori aveugles touchent dans la même commune des femmes dans le dos, la police s'interroge: mais quid du mobile, surtout quand sur les douilles sont gravées les initiales de la femme tuée? Il y a beaucoup de profondeur dans cet opus et à travers cette intrigue qui est souvent d'opportunité, se glisse une analyse qui éclaire ce que doit être le vrai rôle de la police et de la justice. Extrait :"ce sont les tribunaux qui s'apitoient, pas les juges d'instruction. Les tribunaux s'apitoient parce que le pouvoir de condamner est trop lourd à porter, à notre époque où la mansuétude est devenue une habitude qui sert à croire que tout peut s'arranger par la négociation."   Et cette tromperie médiatique :"Cette angoisse éternelle face à une violence qui ne cesse de diminuer dans la société et qui ne cesse pourtant d'apparaître comme omniprésente." Un grand merci aux éditions du Rouergue et à Claire Raphael.   

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