Mais quel est donc ce fou furieux, ce doux dingue qui ensanglantent les nuits parisiennes de scènes d'effroi, comme s'il ne suffisait pas que dans le même temps les fanatiques religieux islamiques abattent les deux plus grandes tours newyorkaises et que les banlieues françaises soient à feu et à sang? En effet, qu'une mère se défenestre en public avec ses deux enfants est une horrible première étape, mais qu'elle soit suivie de multiples mises en abyme d'artistes contemporains devient franchement insupportable! Alors le lieutenant Heckmann farouchement indépendant mais fin limier va n'avoir de cesse d'entamer et de réussir la traque de ce monstre et de détecter ses mobiles! Il va rencontrer des travailleurs du vertige ( le passage de la Tour Eiffel est un modèle du genre!),  Maximilien et Laurent, plonger dans l'univers fuligineux des suats d'artistes à la marge , se coltiner des "tableaux humains" à la limite du dicible! Et quelle écriture!  Extraits :" Plus une personne ou une institution sont corrompues, plus elles sont manipulables."  "Les tueurs en série ne font pas de politique,ne posent pas de bombes où ça leur chante. Dans la fausse atmosphère de sécurité des plans Vigipirate renforcés, Epervier et autres titres ronflants, on pouvait tolérer la folie d'un assassin sans cause. Mieux, ça occupait les esprits."  "Le sexe sans désespoir, c'est du jazz de Blancs". Style à couper le souffle , intrigue ébouriffante , personnages fouillés et profonds, que demander de plus à un opus! Un seul regret, la subsistance de coquilles passées à travers les mailles du contrôle éditorial. 


 


 

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