Résumé :
Arrachée à son enfance par la guerre, Makiadi a appris à survivre dans l’ombre. Jusqu’au jour où elle rencontre Divine, une fillette à la voix d’ange, capable de faire vibrer l’air et jaillir la lumière. De l’Afrique à l’Europe, les pas de ces deux héroïnes résonnent comme une traversée initiatique : entre ténèbres et clarté, vengeance et espérance, mémoire et chant. Roman noir traversé de poésie, L’Oiseau bleu dit l’exil et la sororité ; il célèbre la puissance de la voix et la force des liens invisibles contre l’oubli.
Chronique :
"L'Oiseau Bleu" de Sylvie Callet. Editions du Caïman. Quel tour de force que ce livre, parvenant à mêler dans une harmonie parfaite à la fois une poésie qui vous atteint en plein cœur, et dans le même temps la noirceur abyssale de l'exil et de l'immigration. L'autrice y parvient avec une rare maîtrise, une maestria de haute volée. Vous, lecteurs/lectrices, allez nécessairement tomber en pamoison devant Divine, cette toute jeune congolaise pétrie de grâce et de talent, une voix d'or qui lui vaudra le surnom d’Oiseau Bleu. Ce texte à l'écriture brillante ne pourra que vous transporter et émouvoir jusqu'au tréfonds. Makiadi, l'enfant/soldat, en rencontrant Divine, va lui offrir sa protection, même à distance, y compris et surtout dans les moments les plus difficiles et périlleux, notamment dans ces camps de rétention épouvantables, à l'horreur indicible, et lors de la mort de Shabani, son amoureux. Mais que cet opus est à la fois difficile et réjouissant, et c'est là toute la prouesse de l'écrivaine, et quel style, foisonnant. Certaines pages m'ont vraiment secoué, et je vous en remercie, merci à vous de m'avoir permis cette lecture, ainsi qu'à votre éditeur.