Résumé :
Jimmy Liergue travaille pour la société Clean Total Services, chargée de nettoyer des scènes de crime ou des lieux laissés à l'abandon, envahis d'objets de toute sorte, entassés pathologiquement par des occupants atteints du syndrome de Diogène. Un matin, il se rend à Blainville, en région parisienne, dans une maison à déblayer. Comme prévu, la bâtisse est dans un état indescriptible, mais c'est l'appentis de jardin qui va lui réserver un choc. Le spectacle qu'il a sous les yeux résonne en lui avec violence, faisant remonter une vague de souvenirs qu'il croyait enfouis.
C'est l'équipe de la commissaire Elwige Marion qui prend les choses en main. Commence une enquête aux multiples ramifications, qui amènera Marion à se confronter à l'inimaginable et à faire des choix déterminants et définitifs, en tant que flic et en tant qu'être humain.
Chronique :
"Dernier Sanglot" de Danielle Thiery aux Editions Rivages. Il y a bien longtemps, en dépit de mes lectures pléthoriques de polars, que je n'avais rencontré une telle intrigue si foisonnante, aux ramifications si denses. Le lecteur est complètement embarqué, si subtilement manipulé, que c'en est jouissif. Jimmy, disons-le, ne fait pas un travail très ragoûtant, mais quand il tombe sur le chantier ignoble d'une maison ayant subi durant des années les syndromes de Diogène et de Noe des derniers occupants, c'est plus qu'il n'en faut. Et dans l'appentis, c'est le summum, un charnier d'animaux, mais aussi un cadavre humain. Il n'en faut donc pas davantage pour que l'enquête soit confiée au service de la commissaire Marion, qui va devoir se confronter aux pires dérives de l'espèce humaine. Parallèlement, elle va aussi s'interroger sur le comportement étrange de l'éditrice Clarisse Margel et de sa nouvelle coqueluche littéraire, un certain Samuel Natal, Clarisse dont la jumelle fusionnelle Zola a mystérieusement disparu il y a quelques mois. C'est hautement addictif de la première à la dernière page, impossible à lâcher et magnifiquement bien écrit. A part que, autant vous le dire, c'est malheureusement la dernière apparition de la commissaire Edwige Marion. Très vifs remerciements aux éditions Rivages, à Marie Wrodrawska, attachée de presse.