Résumé :
Clément et sa guitare Fender sont devenus en quelques années une des stars du paysage pop français. Cette guitare va l'amener à Londres où il va faire la connaissance de son père, qui l'aurait abandonné à la naissance. Roman noir sur fond de rock, de pop, et de relations familiales complexes, "Ghostfather" manie aussi habilement quelques ambiances britanniques, dévoile la nuit, sur une mauvaise route et dans les esprits des personnages.
Chronique :
"Ghostfather" d'Éric Calatraba. Edition The Melmac Cat. Je vous présente un roman noir aux allures de rock et sur fond de pop. Quel rythme, quel style, et quelle empathie vis-à-vis de ses personnages de la part de l'auteur... sauf un, joueur, buveur, lâche, imbu de sa personne, un certain Dereck ! Voici donc Clément aux dons inouïs de guitariste, surtout avec une " Fender Statocaster " au bout de ses doigts magiques. Et quand il va rencontrer Isabel et sa voix de velours, le couple peut espérer voguer vers la gloire et la fortune ! Mais, car sinon il n'y aurait point de livre, dans ce conte des Mille et une nuits, surgit un méchant grain de poussière, en l'occurrence le père biologique de Clément, musicien anglais orfèvre, qui ne l'a jamais reconnu. Et par une nuit britannique traversée d'alcool et de drogue, sur une route campagnarde au volant d'une Jaguar E, le DRAME ! C'est enlevé, époustouflant, des pages musicales à fond les ballons, et quand l'auteur fait parler la guitare en tant que personne propre, c'est bluffant. C'est un peu la narration d'un Jim Morrison français, cet opus, c'est même beaucoup, et encore un peu plus que ça ! Très vifs remerciements aux éditions Melmac, à Patrice Coulomb et à l'auteur.