Vous , les habitués du polar , les mordus du thriller, les addicts du roman noir , vous connaissez évidemment les serials killers , mais les "cost killers" , ça vous parle? Parce que là, dans cet opus , vous allez être servis car il y a un terrible portrait de ce genre de pervers polymorphe , vous savez celui qui, le plus souvent, sous un minois d'apparence sympathique, dissimule un redoutable pouvoir de manipulation, la pire, la mentale, celle qui divise les gens, déchire les salariés, déchiquète tout employé(e) en petits morceaux épars, les éparpille façon puzzle, les rabaisse plus bas que terre, les humilie individuellement ( c'est mieux , c'est plus courageux)! Ce genre d'immonde salopard qui est là uniquement pour faire des économies à la société sur le dos vulnérable du personnel et des coupes sombres à coup de menaces et de violences silencieuses, sournoises, c'est cela que nous raconte l'auteure à travers ce roman noir d'entreprise où le mensonge et la calomnie règnent en marâtres infâmes! Certes, le cadre se situe dans une grande entreprise de l'édition, mais cela pourrait ( et peut) se dérouler dans l'ensemble des secteurs économiques, là où "ON" fait rentrer à grands coups de fausseté et de duplicité dans les cerveaux de salarié(e)s diminué(e)s et apeuré(e)s par cette fameuse "CRISE" les affres de la gestion "A LA HACHE". Et c'est ce qui arrive à Hadrien, Raphaelle, Marc, Pierre/André, Kumi, Slim en les isolant , leur mentant , les divisant , les stressant , les apeurant , via un individu ignoble, le sieur Grégoire Delahousse ( toute similitude avec un pseudo/journaliste serait purement fortuite!) qui débarque un jour dans leur univers de travail ! Mais, quand vous exercez sur de la matière humaine, c'est très différent des objets, et les êtres humains ne sont pas des boîtes de petits pois ( figurez-vous que ça a des états d'âme, ces petites bêtes , non mais........) L'auteure a subi cette situation, et ça se ressent, je l'ai vécu aussi et je peux vous certifier que des années plus tard, ça pénètre encore en vous comme une cinglante caisse de résonance!! Un immense merci aux éditions du Loir et à l'auteure Isabelle Bourdial, organisatrice par ailleurs d'un remarquable festival du polar dans l'agglo. de Cergy/Pontoise.   A signaler la sublime couverture de Jean-Paul Dos Santos Guerreiro. Résultat de recherche d'images pour "couverture sale temps pour les grenouilles bourdial"

 

Commentaires (2)

Les Éditions du Loir
  • 1. Les Éditions du Loir (site web) | 02/04/2019
Merci Monsieur Isebe pour cette belle chronique !
Bourdial
  • 2. Bourdial | 01/04/2019
Ta chronique sent aussi le vécu, Jean-Michel. Personnellement, j'en garde des séquelles. Il faut dénoncer ces pratiques, et les combattre sans relâche. J'ai pris le parti de traiter le sujet sous la forme d'une comédie noire, pour y injecter un peu de légèreté et prendre de la distance, mais même ainsi, je n'ai pu l'écrire que plusieurs années après les faits.

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